Ou pas, en fait.
Je sais pas si je vous ai déjà dit mais j’adooore la danse. Il m’arrive parfois, dans mes moments de désoeuvrement, de parcourir youtube à la recherche de chorégraphies et je rêve d’en faire autant mais vu que je prends pas trop de cours de danse, c’est un peu difficile… Mais j’aime voir les corps se plier et se déplier au son de la musique. J’aime aussi les ballets classiques, je ne suis pas sectaire.
Alors quand une copine m’a proposé des places pour le Preljocaj à un prix ridicule en me précisant que y aurait des danseurs et danseuses du Bolchoï, j’ai dit « hiiiiiiiiiiii ! ». Oui, je sais, ce blog tuera la touche i de mon clavier. Bref, je m’enthousiasme et le jour J, me voici toute émoustillée à l’idée de voir danseurs et danseuses en justaucorps moulants s’enrouler les uns autour des autres. C’est quoi le thème ? Ah, l’apocalypse ! Trop bien, je suis un peu calée sur le sujet. Et oui, on peut être wannabe pétassista et avoir des connaissances en théologie, que veux-tu. Alors allons-y.
Ca commence par des danseuses qui font quelques arabesques puis se glissent sous une immense bâche plastique (chacune la sienne) puis les danseurs arrivent, font leurs entrechats et attrapent les filles emballées. On va dire que c’est la métaphore de notre temps présent avec l’amour plastique et je sais pas quoi. Après, y a quelques scènes que je ne suis pas sûre de comprendre, des danseurs qui errent comme des zombies, ce doit être l’après apocalypse… Ah ben d’ailleurs, y a deux danseuses avec des ailes d’anges qui viennent se plier et déplier sur la sonate au clair de lune de Beethoven qui me fait toujours un peu pleurer. Oh bon c’est la re-création du monde, je suppose. Mais ils sont où les cavaliers de l’apocalypse ? Ah, deux danseurs miment l’amour, la haine… Une allégorie d’Abel et Caïn ? Heu… Ah, là, voici un tableau très coloré (que j’ai beaucoup aimé pour le coup) avec des danseurs et danseuses par petits groupes se mouvant de façon qui me semble suggestive. Heu… c’est la vie qui reprend ses droits ? Puis là, y a eu 4 danseuses qui sont arrivées en body noires et perruques blondes au carré exécutant une chorégraphie sur fond de mur noir brillant et mouvant. On passe direct de Sodome et Gomorrhe à Lady Gaga ? Manque pas un gros bout d’évolution là ? Bon, à partir de là, j’ai arrêté de chercher à comprendre.
Fin du spectacle. Le collègue de ma pote applaudit à tout rompre, ma pote commente avec sa voisine (aussi collègue) : « ah oui, alors, c’était bien ! ». Et évidemment, ma présence ne passant plus inaperçue, j’ai droit à THE question : « et toi, Pink, t’en as pensé quoi ? ». Heu… « J’ai trouvé ça bien mais ça manquait un peu de couleur je trouve, c’était trop sombre ». Omagad, a-t-on idée de sortir des conneries pareilles sur un ton sérieux ? « Ah oui ? Ah, j’ai pas remarqué… ». En sortant, sa collègue sort une belle phrase : « Ce qui est fantastique avec la danse contemporaine, c’est que tu peux y voir ce que tu veux ! ». Quoi ? TU veux dire que j’ai passé 1h40 à chercher un fil conducteur, une histoire, un message alors qu’il suffisait que je prenne les scènes les unes indépendamment des autres et que je tricote ma petite histoire sur chacune d’entre elles ? Sérieux ?
C’est tout mon drame, ça, toujours chercher du sens là où il n’y en a pas… En fait, le chorégraphe, il te laisse faire ta cuisine, tu y vois les messages que tu veux. Ben ok. Moi, j’y ai donc vu du Lady Gaga pour une somme ridicule. C’est trop bien la danse contemporaine !



Ah oui la danse, qu’est ce que c’est chouette! D’ailleurs j’ai pratiqué la danse classique et le jazz (simultanément) pendant des années… Sans succès! D’où mon orientation vers la danse orientale.
Par contre, je dois avouer que la danse contemporaine, c’est particulièrement particulier. J’ai compris ça le jour où j’ai assistée à une création de Jan Fabre.Où les danseurs ils se masturbent sur scène… (voir pire)